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L'origine de ce sobriquet serait attribuable à la présence
de soit-disant "feux follets" le soir venu. Au fil des
ans, l'île cumula une série de noms différents.
Son nom définitif, de Île d'Orléans,
on le doit (encore) à Jacques Cartier qui, le 6 mai 1536,
la rebaptisa ainsi en l'honneur du Duc d'Orléans, fils
du roi de France, François premier.
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L'Île
d'Orléans est considérée comme l'un des plus
anciens lieux de peuplement
de la Nouvelle-France! |
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Au
début de la colonisation, l'île fait partie du vaste
domaine de Beaupré. Les colons appelés à
peupler l'île sont pour la plupart originaires de la Normandie
et du Poitou. Le recensement de 1685 dénombra 1205 insulaires
et 917 têtes de bétail.
En 1759, l'île sera occupée par les anglais, mais
il ne persiste, aujourd'hui, que peu de traces de leurs passages.
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Témoins
du passé, plus de 600 bâtiments sont reconnus par
le gouvernement du Québec, comme ayant une grande valeur
patrimoniale, dont la plus ancienne église de la Nouvelle-France.
Quelques boulangeries datant du 18 et 19ème siècle
sont encore actives aujourd'hui. Malheureusement, la douzaine
de moulins à farine ainsi que les tanneries, cordonneries
et selleries qui contribuaient à l'autosuffisance des insulaires
n'existent plus de nos jours. Le Manoir Mauvide-Genest, converti
en musée, témoigne de la vie quotidienne de l'habitant
et du seigneur de l'île d'Orléans. Certains "Gîtes
du Passant" rappellent eux aussi la petite histoire de ces
insulaires remplis de fierté.
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Le Pont de l'Île
Au début de la colonie, les insulaires
utilisaient en été le bateau pour traverser le fleuve.
En hiver, des ponts de glace reliaient l'île à la
rive. Encore aujourd'hui, un pont de glace est utilisé
par les motoneigistes.
Le pont fut construit à la faveur d'une campagne de lutte
contre le chômage. Son inauguration eu lieu le 6 juillet
1935 et il fut baptisé, à ce moment, Pont Taschereau,
en l'honneur de Louis-Alexandre Taschereau, alors premier ministre
du Québec et député de Montmorency; aujourd'hui,
son nom officiel est Pont de l'Île d'Orléans, mais
il est appelé familièrement Pont de l'Île.
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Le Chemin Royal
Au 18e siècle, les routes n'étaient
que des petits chemins de terre courant de maison en maison vers
le moulin ou la chapelle paroissiale. Le Chemin Royal ceintura
l'Île en 1744, celui-ci est long de 67 km et dessine les
contours dentelés d'anses et de pointes de l'île.
Le Chemin Royal offre un panorama exceptionnel du fleuve sur presque
toute sa longueur. En arrière plan, le Cap-Tourmente, Sainte-Anne
de Beaupré, les Laurentides (chaîne de montagnes)
et les chutes Montmorency surplombent le côté nord
du fleuve.
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La
rive-sud n'est pas en reste avec les Appalaches (chaîne
de montagnes), les villes de Lévis et de Saint-Romuald
ainsi que l'Archipel de l'île aux Grues, à partir
duquel le fleuve s'élargit considérablement.
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Histoire Maritime
Le tout premier quai de l'Île fût
construit en 1855, à Sainte-Pétronille. Ainsi reliée
à Québec, l'île d'Orléans connaît
un essor économique important. Le quai sert à la
fois d'embarcadère pour les échanges commerciaux
et accueille les visiteurs qui ne tardent pas à affluer.
Plus près de nous, soit de 1908 à 1967, le Chantier
maritime de Saint-Laurent (maintenant un Parc maritime avec animation,
commandité par les gouvernements provincial et fédéral)
représenta une des plus importantes industries de la région.
Pendant la belle saison on y construisait des navires de bois
et l'hiver, on y entreposait les goélettes. Au XIXe siècle,
de 300 à 400 chaloupes sont construites par années,
disséminées dans une vingtaine de chalouperies.
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L'Héritage des Aïeux
Les habitants de l'île d'Orléans
ont jalousement préservé le charme rural de leur
île chérie. Félix Leclerc, chanteur et poète,
résume très bien, dans ses chansons, l'esprit
qui anime les insulaires. Les mordus de généalogie
seront surpris d'apprendre que l'Île est la terre ancestrale
de 317 grandes familles québécoises, et que 35
d'entre elles y ont érigé un monument ou une plaque
commémorative à l'occasion de grandes fêtes.
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LES VILLAGES DE L'ÎLE D'ORLÉANS
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| Sainte-Pétronille
Fondation de la municipalité
: 1870. Connue sous l'appellation populaire du bout de l'île, Sainte-Pétronille de Beaulieu fut un endroit de villégiature très populaire au
milieu du 19e siècle. Les Hurons y trouvèrent refuge
en 1651 et plusieurs bourgeois de la ville de Québec y
firent construire de très belles résidences que
l'on peut encore admirer le long du Chemin Royal. Formée
à même la municipalité de Saint-Pierre, la
tradition veut que Sainte-Pétronille soit la fille de Saint-Pierre.
Depuis plus de 20 ans, à chaque été, la petite église du village accueille les concerts du Festival de Musique de Chambre de Sainte-Pétronille où se pro- duisent des artistes de classe internationale.
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Saint-Laurent
Fondation de la municipalité
: 1679. D'abord Saint-Paul jusqu'en 1698, puis St-Laurent par
la suite, cette municipalité a toujours eu une vocation
maritime. On y retrouve encore des vestiges de l'ère florissante
des chantiers maritimes et des chalouperies qui, vers le milieu
du 19e siècle, produisirent jusqu'à 400 chaloupes
par année. Depuis 1984 un port de plaisance accueille de
nombreux voiliers. Jumelée en 1985 avec Tourouvre, Perche,
France.
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Saint-Jean
Fondation de la municipalité : 1679. La construction de
l'église de Saint-Jean remonte à 1732. Le cimetière,
avec vue sur la mer, impressionne les visiteurs par la perspective
d'infini que lui donne le majestueux St-Laurent. Cette municipalité
a abrité et abrite toujours de nombreux marins, principalement
des pilotes. L'importance de ces gens de mer, la présence
de prospères cultivateurs (industrie laitière, culture
de pommes de terre et de fraises) ainsi que bon nombre de vacanciers
firent de St-Jean la capitale
de l'île jusqu'à la construction du pont en 1935.
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Saint-François
Fondation de la municipalité : 1679.
Saint-François se distingue des autres municipalités
de l'île par l'étendue de ses terres et par le fait
que celles-ci s'étirent du nord au sud, occupant ainsi
la pointe de l'île.
La population, principalement formée d'agriculteurs, est
dispersée sur tout le territoire. Ces grands espaces permettent
la culture de poireaux et pommes de terre. La vue sur le mont
Ste-Anne et le Cap Tourmente est superbe. À cet endroit,
le fleuve est 10 fois plus large qu'en face de Québec,
et l'eau commence à être salée.
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Sainte-Famille
Fondation de la municipalité
: 1661. Sainte-Famille est la plus ancienne municipalité
de l'île d'Orléans. C'est ici qu'on retrouve la plus
importante concentration de maisons de pierres datant du régime
français. Au coeur du village, on remarque en face de l'église
(1743), le couvent de la Congrégation de Notre-Dame fondée
par Marguerite Bourgeois (1685).
L'entreprise agricole domine à Sainte-Famille; l'industrie
laitière et l'élevage sont importants et de nombreux
vergers sont ouverts à l'auto-cueillette en automne. La
vue est magnifique sur toute la Côte-de-Beaupré.
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Saint-Pierre
Fondation de la municipalité : 1679.
Saint-Pierre, où se trouve la plus ancienne église
rurale du Québec (vers 1720), fut un centre d'industries
traditionnelles: beurrerie, forge, ferblanterie et fromageries.
La municipalité conserve sa vocation agricole grâce
à la culture de pommes de terre et de fraises. Sa population
s'est accrue depuis la construction du pont en 1935. Aux abords
du pont de l'île, à l'automne et au printemps,
on peut observer d'importants rassemblements d'oies des neiges,
d'outardes et de canards.
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